3 Septembre 2015 - Air Liquide : la CFE-CGC s'oppose à une migration partielle de convention collective

Une grosse réorganisation est envisagée pour la plate-forme paie-comptabilité d'Air liquide qui emploie 58 salariés répartis sur 3 sites ( Bagneux, La Défense et Carquefou en Loire-Atlantique) .
Cette réorganisation, qui doit in fine réduire les charges de l'entreprise en créant une nouvelle filiale sous convention Syntec, perdrait au passage le bénéfice de tous les accords Air Liquide et de la couverture de la convention collective Chimie.

Les propositions de modifications de contrats de travail ont été envoyées par la DRH cet été à tous les salariés concernés. Les salariés de la plate-forme ont la sensation d'une perte d'identité et ils savent qu'ils vont y perdre au niveau social, malgré toutes les protestations de la CFE-CGC.
Au 1er septembre, moins de 5 salariés avaient accepté de signer leur nouveau contrat de travail, beaucoup ont fait appel aux élus et à un cabinet d'avocat pour les défendre.

La direction, confrontée à leur refus de signer leur nouveau contrat de travail, est surprise, elle n'avait pas prévu ce cas de figure et met dès le 1er septembre cette nouvelle filiale en place sans considérer les propositions alternatives de la CFE-CGC oubliant tout paramètre humain. Le simple maintien de la convention collective chimie permettrait pourtant d'avoir l'adhésion des salariés aujourd'hui démotivés.

Si l'on suivait les décisions de l'employeur, alors pourquoi pas les services financiers et économiques à la convention collective de la finance et de la banque, les services juridiques à une convention collective des métiers du droit, le service communication à celle des métiers de l'information ...

La CFE-CGC continue à protester auprès de la direction par différentes méthodes: la voie juridique, la pression militante tout en poussant à un compromis ,

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