1er mars 2017 - Assurance – chômage : la CFE-CGC Chimie réclame des améliorations spécifiques pour les adhérents des organisations syndicales

La Fédération CFE-CGC Chimie a proposé à la Confédération CFE-CGC, sa position sur les prochaines négociations chômage.
Elle estime qu’à l’heure où la démocratie chancelle et où certains candidats à l’élection présidentielle remettent en perspective le dialogue social, le paritarisme et les syndicats de salariés, la poursuite de la négociation chômage fournit une occasion inédite de renforcer les corps intermédiaires.

L’assurance chômage est le seul régime réellement paritaire où les employés et les employeurs, représentés par leurs syndicats, peuvent gérer à l’abri des interventions intempestives de l’Etat, les ressources et les dépenses de la caisse. Ce n’est plus le cas depuis longtemps de la retraite ni même de la maladie.

La CFE-CGC Chimie propose de limiter la hausse des cotisations, ou la baisse des prestations nécessaires pour équilibrer le régime, pour les seuls salariés adhérents des organisations syndicales gestionnaires de l’assurance chômage. Cela pourrait intéresser aussi bien les employeurs que les salariés puisque chacune des parties contribue à la cotisation, comme à la gestion.

Elle est convaincue que l’encouragement nécessaire à un engagement dans une organisation syndicale, pour une démocratie vivante, ne peut plus se réaliser uniquement à partir de la force de conviction des syndicats représentatifs, tant les oppositions, les barrages, les dénigrements, sont importants dans le contexte social actuel.

Elle constate qu’un grand nombre de salariés bénéficient en France des avantages du paritarisme sans lui apporter le moindre soutien, une situation de plus en plus intenable, au fur et à mesure que le chômage fait des ravages et que la précarité s’installe.

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