10 Avril 2017 - Yara France: la CFE-CGC au ministère de l’Economie le 10 avril, en intersyndicale

La CFE-CGC de YARA France a appris lors d’un Comité central d’entreprise extraordinaire le 7 mars dernier, que l’usine de Pardies, près de Pau, située en zone Seveso 3 sur le bassin de Lacq, devrait cesser sa production fin octobre 2018. Celle-ci emploie 86 salariés et fait travailler près de 250 personnes chez les sous-traitants. Elle fabrique 11 produits différents à base d’acide nitrique avec comme matière première l’ammoniac anhydre qu’elle importe par train depuis son usine d’Ambés en Gironde. Sa production est destinée au marché industriel notamment le nitrate d’ammonium technique utilisé à la fabrication d’explosifs et des produits dérivés d’acide nitrique.

Aujourd’hui, La Direction annonce que ses produits n’ont pas de perspective d’évolution avec un marché du nitrate technique en surcapacité et un marché minier en baisse alors que les analystes annoncent un big bang dans le marché minier pour les années à venir, la CFE-CGC considère cette annonce comme un mensonge !

Le 13 mars, la CFE-CGC a déclenché un droit d’alerte sur la situation économique qui est préoccupante dans lequel elle a formulé des questions sur YARA France et sur le pardisien. Elle attend des réponses précises le 12 Avril prochain. La fermeture de l'usine mettrait en difficulté ses voisins de ALFI avec qui les salariés partagent les utilités qui appartiennent toujours à CELANES et SOBEGI qui supporterait en totalité l’entretien de la voie ferrée, ainsi que la sous-traitance locale. Elle sait que la plateforme perdrait sa qualité de zone Seveso 3 et de ce fait, l’industrialisation chimique de cette zone disparaitrait.

Le 20 Mars dernier, la CFE-CGC a rencontré le Préfet des Pyrénées-Atlantiques pour lui exposer les conséquences sur le bassin d’emploi de la disparition du site. Elle a aussi rencontré le député Habib David et a demandé au Groupement d’Intérêt Public CHEMPARC de trouver une alternative à ce site et de le rendre plus performant énergétiquement et logistiquement. Suite à la loi FLORANGE, Yara est dans l’obligation de recherche d’un repreneur avant la fin de l’année 2017. Le cabinet ONEIDA est en cours de recherche depuis le 14 mars dernier, ce cabinet réalise un descriptif de l'usine et recherche d’éventuelles cibles: ils en ont recensé 250 !

La CFE-CGC souhaite que le repreneur reprenne la totalité du site avec tous les salariés et toutes les production. Le 10 avril prochain, Mr David Habib et l’intersyndicale ont rendez-vous au Ministère de l’Économie et des Finances à BERCY, afin de sensibiliser l’état Français à la recherche d’un repreneur fiable et pour mettre en valeur qu’une fermeture de cette usine serait catastrophique pour l’avenir du bassin.

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