22 Mars 2017 - Sanofi Aventis Recherche et Développement : la CFE-CGC inquiète sur les conséquences pour les salariés des orientations stratégiques 2016.2017

La CFE-CGC SARD est préoccupée par un manque de visibilité qui se dégage des informations reçues pour les orientations stratégiques 2016-17 et ses conséquences pour les salariés.

La CFE-CGC craint que la direction ne considère la R&D que comme une variable d’ajustement dans la course incessante (27 années consécutives) à l’augmentation des dividendes pour les actionnaires : les revirements de la politique internationale de santé, en particulier la limitation des prix aux Etats-Unis, les difficultés des pays émergents à financer leur santé, limiteront les ambitions de croissance et imposeront des économies supplémentaires.

Messieurs Weinberg (président du conseil d’administration) et Zerhouni (président de la R&D) ont récemment déclaré que le rachat d’une société pour étoffer le portefeuille n’était plus une nécessité. Pour autant, un rachat reste dans les objectifs de la R&D. Est-ce la tentative de minimisation de l’échec des rachats de sociétés (Medivation / Actelion) ? Ou bien est-ce un retour à la confiance dans la capacité du portefeuille interne de recherche à délivrer des résultats ?

Monsieur Zerhouni fait un excellent pari sur l’augmentation des compétences internes et on peut s’attendre à ce que la fin des accords de recherche en cours donne à la Recherche une nouvelle liberté. Cependant la tactique opérationnelle n’est pas en adéquation avec ce pari :

• Pourquoi la part du budget Sanofi lié à la R&D est-elle l’une des plus faibles du marché (10,5%), alors que la médiane est de 16,8% ?
• Quel est le plan opérationnel pour acquérir, monter des plateformes technologiques propres à Sanofi ?
• Pourquoi, dans les prévisions budgétaires à 3 ans, le coût de la recherche externe augmente-t-il de 13,5% par rapport à 2017, alors que l’interne (R+D) n’évolue que de 5,1 %?
• Pourquoi les prévisions d’évolution du nombre des salariés est-il limité au remplacement des départs « normaux » ?
• Pourquoi le remarquable travail fait pour établir les besoins à venir en compétences et profils de postes, n’a-t-il aucune traduction dans les prévisions à 3 ans ?
• Pourquoi prévoit-on de ne développer que la mobilité interne ?

Face à ce constat qui laisse plus de questions en suspens que de certitudes, la CFE CGC se veut optimiste. Elle attend que le brouillard se dissipe sur la R&D et que le développement des hommes, embauches et traduction opérationnelle de la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences se réalisent rapidement, pour que les salariés puissent travailler avec une qualité de vie au travail qui dépasse la chasse aux low performers.

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