19 Juin 2017 - Michelin : La CFE-CGC négocie en juin un troisième accord sur le télétravail ouvert aux managers

La CFE-CGC se tient particulièrement à l’écoute des salariés de Michelin pour recueillir leurs souhaits avant d’engager une troisième négociation sur le télétravail en juin, en vue d’obtenir un texte applicable en fin d’année. Elle est satisfaite de l’application du précédent accord sur le télétravail négocié en 2014. Un bilan en avril de son application a montré que le nombre de télétravailleurs chez Michelin a fait un bond de 52% en 2016 (+ 172 personnes) pour dépasser le seuil des 500 salariés. Parmi ces derniers, 35 managers, 33% d'hommes et 67% de femmes.

Les salariés qui font appel au télétravail désirent réduire leur temps de trajet, concilier vie professionnelle et vie privée, améliorer leur qualité de Vie au Travail, s’isoler du flux régulièrement pour faire avancer des tâches essentielles sur le long terme et retrouver de la sérénité est un motif de télétravail. L’innovation majeure du précédent accord a consisté à fixer non pas un jour télétravaillé déterminé dans la semaine mais deux jours télétravaillés minimum et 10 jours télétravaillés maximum par mois.

 

Les jours sont pris par journées complètes, sauf si l’organisation du salarié est déjà faite en demi-journées – cas de certains temps partiels. Il revient au salarié et à son manager d’organiser le calendrier des jours télétravaillés en tenant compte des impératifs du service. Télétravailler nécessite la signature d’un avenant au contrat de travail et l’accord des deux parties, le salarié et l’entreprise.

Chez Michelin, l’avenant est d’une durée de 12 mois mais peut-être dénoncé sous un délai de 15 jours les 3 premiers mois et sous un délai d’un mois ensuite. En cas de changement de poste, l’avenant est caduc. L’avenant mentionne le(s) jour(s) préférentiellement travaillé(s) mais modifier le calendrier est possible pour des raisons tant professionnelles que personnelles pour peu qu’un accord écrit intervienne – par email par exemple. Dans certains services, les managers, conscients que le présentéisme n’est pas un marqueur d’engagement ou de performance, acceptent que les salariés « télétravaillent » ponctuellement sans que cela soit finalisé dans un avenant. Il s’agit là de télétravail ponctuel qui n’entre pas dans l’accord actuel.

La CFE-CGC revendique dans la négociation qui vient que cette bonne pratique soit acceptée au niveau Manufacture française des pneus Michelin. Pour ce faire, la mention « télétravail » pourrait être notée sur les fiches de poste, pour éviter certaines erreurs d’interprétation.

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