Communiqués de presse

La direction de Boehringer Ingelheim vient d’annoncer ce jour, lors d’un CCE et d’un CE, la cession de son site de Saint Herblon (Loire-Atlantique). Ce site cinquantenaire emploie 111 salariés et a développé au fil des années une expertise dans la fabrication des seringues intra-mammaires ainsi que des formes buvables, poudres et injectables.

Après 2 ans d’intégration Merial et 1 an d’intégration Boehringer Ingelheim, le chiffre d’affaire est en berne, faute de force de vente dédiée à l’export, et en l’absence de stratégie pour la gamme et sans apport de nouveaux produits.

De plus le transfert de la fabrication des injectables à Toulouse a fragilisé le site et conduit à l’explosion des prix de revient de la gamme injectable.

Dans le cadre de la commission anti-trust, Boehringer Ingelheim a dû céder la majeure partie de sa gamme anti-inflammatoire chez nos clients : Genixine/Wellicox/Ketofen.

C’est donc avec un fort sentiment d’amertume et d’immense gâchis que la CFE-CGC a pris acte de la décision de vendre le site, et s’interroge sur son avenir.

La CFE-CGC demande des garanties sur les sujets suivants :
• Le choix d’un repreneur avec un projet stratégique de pérennité et d’investissements pour le site,
• La reprise de l’ensemble des salariés,
• Le maintien des acquis sociaux (Mutuelle, épargne salariale, RTT, etc…),
• Le versement d’une prime de cession par Boehringer Ingelheim.

La CFE-CGC compte peser dans les discussions à venir, dans un dialogue constructif tourné vers l’avenir du site et ses salariés.

Les Fédérations CFE-CGC Energies, Crédit Agricole, Chimie, FIECI (bureaux d’études technique Syntec) Commerce et Services, Culture Communication Spectacles, Construction, Inova, Transport couvrent des champs professionnels qui représentent plus de 13 millions de salariés.
Fortes de leur engagement au quotidien auprès des salariés des entreprises de leur branche professionnelle, ces Fédérations partagent pleinement les analyses et les inquiétudes de la CFE-CGC sur les ordonnances réformant le droit du travail, à savoir :
• elles ne créeront pas d’emplois, le MEDEF et le Gouvernement le reconnaissent ouvertement,
• elles ne visent qu’à réduire les coûts[a1] pour les entreprises, et ce afin d’accroitre les marges et les dividendes dont une part importante ne sert en rien l’économie française,
• elles précarisent toujours plus les salariés par des dispositifs d’emplois non sécurisés dont les conséquences se font sentir dans la vie quotidienne (difficulté à obtenir un logement ou un crédit),

Fusion Dupont de Nemours-Dow Chemicals: la CFE-CGC en saura plus après le CCE extraordinaire du 22 septembre

Après l'officialisation de la fusion entre Dupont de Nemours et Dows Chemicals ( les actions des deux sociétés ne font plus qu'une) au 1er septembre, les instances représentatives du personnel ont reçu une convocation pour un CCE extraordinaire le 22 septembre, décentralisé en Alsace, sur le site de Cernay qui est l'usine la plus importante du groupe. La CFE-CGC n'a pas de craintes à court terme, sur les suites de cette fusion, hormis éventuellement quelques déménagements de bureaux parisiens. Mais elle attend de savoir comment les deux sociétés vont fusionner et s'il existera des changements dans la manière de fonctionner des divisions. Tous les salariés sont dans l'attente d'être fixés.

Bravo pour les excellents résultats obtenus par nos équipes CFE-CGC aux dernières élections du 12 Septembre.
La CFE CGC devient le premier syndicat de l’entreprise avec 38.78% de représentativité. + 5 Points.

 

 

Rendu public le jeudi 31 août, le contenu détaillé des ordonnances confirme les pires craintes que l’on pouvait avoir sur l’ampleur et la violence de l’attaque du gouvernement contre le droit du travail.

Au-delà de ce qui était connu ou attendu, la CFE-CGC continue d’examiner point par point ce que révèle ce texte de 160 pages, en s’interrogeant sur la logique qui consiste à prétendre soutenir l’emploi en renforçant les moyens de le détruire. Clarifiant ses intentions, le gouvernement assouplit partout les règles relatives au licenciement qu’il soit individuel ou collectif, de nature économique ou non. Pire : il renvoie à la charge du salarié le moyen de garantir ses droits contre les abus.

La fusion forcée des instances représentatives du personnel contre la volonté des acteurs de l’entreprise et les moyens entravés du recours à l’expertise symbolisent, pour la CFE-CGC, l’aveu ultime de la vraie cible poursuivie par le projet de loi : l’affaiblissement des corps intermédiaires.

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