Communiqués de presse

La CFE-CGC de YARA France a appris lors d’un Comité central d’entreprise extraordinaire le 7 mars dernier, que l’usine de Pardies, près de Pau, située en zone Seveso 3 sur le bassin de Lacq, devrait cesser sa production fin octobre 2018. Celle-ci emploie 86 salariés et fait travailler près de 250 personnes chez les sous-traitants. Elle fabrique 11 produits différents à base d’acide nitrique avec comme matière première l’ammoniac anhydre qu’elle importe par train depuis son usine d’Ambés en Gironde. Sa production est destinée au marché industriel notamment le nitrate d’ammonium technique utilisé à la fabrication d’explosifs et des produits dérivés d’acide nitrique.

Depuis le 1er avril, l’entreprise CECA SA ( 330 salariés) est intégrée à Arkema France. Son usine-phare à Honfleur passe dans le périmètre du groupe chimique ARKEMA France.

Pour ce transfert, le principal sujet de discussion entre la Direction et la CFE-CGC porte sur le montant de la participation des salariés de CECA qui variait jusqu’à présent de 1 mois de salaire pour les cadres à 3 mois de salaires pour les salariés les plus modestes soit environ 4000 euros. D’autant qu'à la suite de la vente de la partie charbon actif de CECA à Chemviron, la participation de 2016 pour les salariés de CECA doit être exceptionnellement multipliée par trois ( équivalent de 3 ans de participation) mais sera aussi la dernière participation. Chez Arkema France, les salariés ne reçoivent pas de participation.

Durant les négociations du plan social, alors que Huntsman n'a plus d'obligation de produire pour le chimiste chinois Henan Billions, l’usine Tioxide de Calais devrait redémarrer la production de TR52 (grade encre) pour pallier le manque de ce type de pigment en Europe, suite à l'arrêt de production de l’usine Hunstman à Pori en Finlande, causé par un incendie.

Cette campagne de production durera quelques semaines et occupera le personnel de l’usine calaisienne en pleine crise depuis que le groupe de chimie Huntsman, revendiquant 15.000 salariés dans 30 pays, a annoncé sa fermeture au troisième trimestre 2017, avec le licenciement de 108 personnes dont 80% sont des seniors.

La société regroupe quatre établissements dont un siège social, un centre de développement et de recherches, une usine de production de verre plat bâtiment et une usine de production de verre automobile.

En déposant ses listes, la CFE-CGC a respecté la juste proportion Femmes/Hommes afin que ses élus soient vraiment la juste représentation des salariés.

Grace au travail de terrain des élus, qu’ils en soient ici remerciés, la CFE-CGC a fait le plein de voix en conjuguant sur ses listes de candidats la compétence des anciens élus et la jeunesse des nouveaux. La GPEC appliquée au syndicalisme (Gestion Prévionnelle des Elus et des Compétences) !

Sans passer par les instances représentatives du personnel, la direction de Michelin a annoncé aux équipes ingénierie et méthode de l’entreprise la décision de délocaliser les bureaux d’étude assemblage en génie civil (GC) et agro (AG) de Clermont-Ferrand, pour partie en Espagne, pour partie en Pologne à l’horizon 2018-2019.

La CFE-CGC constate qu’il y a déjà eu des délocalisations d’équipes bureaux d’étude, par exemple la préparation froide en Pologne en 2014-2015, chez Michelin mais que c’est la première fois que Michelin, N°1 mondial du pneumatique, décide de délocaliser une activité aussi essentielle que l’assemblage de pneus. Les 600 salariés clermontois des lignes produits concernées sont particulièrement inquiets.

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