16 Septembre 2014 - Pacte de Responsabilité

Où en sont les négociations sur le Pacte de responsabilité dans nos branches professionnelles ? 

  •  Industries chimiques : pas de signature CFE-CGC

Après l'annonce prématurée de la signature du pacte de responsabilité dans la Chimie par le président de la république lors de son allocution télévisée du 14 juillet, la Fédération a décidé de ne pas cosigner le pacte avec la CFDT (31%) et la CFTC (7,8%) et en a exprimé les raisons le 17 juillet dans un communiqué de presse. En effet les chiffres annoncés pour le niveau de recrutement dans la branche s'établit dans l'accord à 47 000 salariés pour la période de 3 ans 2015-2017 ce qui correspond en fait au « fil de l'eau » aux recrutements des dernières années. De plus, malgré un certain nombre de propositions intéressantes sur la promotion de l'alternance en accueillant 5 000 jeunes par an d'ici 3 ans (4 200 actuellement), sur les modalités d'intégration et d'accueil des jeunes dans l'entreprise, sur l'offre de stages y compris à l'étranger, sur des actions en faveur des salariés âgés permettant de transmettre les compétences, nous avons considéré que le compte n'y était pas en contrepartie des aides annoncées et compte tenu de l'illisibilité, pour les partenaires sociaux, des contreparties du CICE dans les groupes chimiques concernés. L'accord lui-même ne porte pas le nom de « Pacte de responsabilité » mais de « Accord relatif à l'emploi et au contrat de génération dans les industries chimiques » et est un peu un « inventaire à la Prévert » des bonnes pratiques de la branche dans ces domaines. Il n'est bien entendu pas question de s'y opposer.

 

  • Industrie pharmaceutique : aucune négociation

La branche est toujours sur le coup de la décision de son conseil d'administration du 13 mai dernier de se retirer des instances de dialogue avec le gouvernement suite à l'injonction de réaliser 3,5 milliards d'euros d'économies sur le médicament d'ici 2017. De ce fait, le pacte de responsabilité a été traité en paritaire comme une simple formalité, répondant à une obligation légale, avec une présentation des derniers chiffres de la branche et des mesures sociales et fiscales de ce pacte.

 

  • Plasturgie : Pas de discussion

Déclaration unilatérale de l'employeur sur sa volonté d'augmenter de 30 % les recrutements en contrats d'apprentissage dans la branche pour cette rentrée. Pas de discussion avec les partenaires sociaux.

 

  • Caoutchouc : d'autres préoccupations

La réunion sur le pacte de responsabilité a été avortée en juillet du fait des partenaires sociaux mal préparés par la chambre patronale dont le seul intérêt semble être de changer d'organisme collecteur agréé actuellement OPCALIA pour AGEFOS, peut-être pour mieux financer une école de spécialisation sur le caoutchouc. Discussions sur le pacte prévues en 2015!

 

  • Pharmacie d'officine : Pas de discussion

Pas de discussion ouverte avec la chambre patronale sur le pacte de responsabilité. Mais une préoccupation importante des partenaires sociaux sur la formation des « préparateurs » dont le diplôme s'obtient après des études en alternance en pharmacie. Le ministère de l'éducation nationale souhaiterait que le diplôme soit obtenu dorénavant via la faculté. C'est une démarche paradoxale compte tenu des annonces du gouvernement d'augmenter la formation via l'alternance et l'apprentissage et dangereuse pour ce métier qui embauche plus de 4 000 préparateurs par an, 9 000 étant actuellement en formation.

 

  • Fabrication mécanique du verre: des suppressions d'emplois au lieu de créations

Dans ce secteur: on parle plus de suppressions d'emplois que de créations d'emplois et les perspectives des marchés ne portent pas à l'optimisme.
- Arc international est en cours de reprise par un fonds d'investissement, et cette reprise est conditionnée à un plan de départs amiante, ce qui veut signifie une restructuration aux frais de la Société.
- Saint-Gobain glass France Aniche ( 200 salariés) est à l'arrêt depuis deux ans dans l'attente d'un redemarrage à une date indéterminée qui sera fonction du marché. Ses salariés sont soit affectés à la reconstruction du four,
soit affectés à d'autres établissements de Saint-Gobain.
- AGC a arrêté un four à Boussois ( Nord) en France
- Les verreries de Masnières ( Nord) ont été rachetées par un verrier autrichien qui devait reconstruire un four et qui s'est ravisé compte tenu du mauvais état du marché et de problèmes internes à l'usine.
La miroiterie est liée à l'état du marché du Bâtiment, donc en mauvais état.

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