22 Octobre 2014 - Novartis pharma : la CFE-CGC refuse de signer le PSE

La CFE-CGC ne signe pas l'accord sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de Novartis pharma. Vu la santé florissante de Novartis pharma monde et de la filiale France, le PSE ne se justifie pas sur un plan économique.
Le contenu des mesures prévues dans ce PSE n'est absolument pas à la hauteur des résultats financiers de Novartis pharma devenu n°1 mondial avec un cours de bourse au plus haut et qui annonce une progression des bénéfices sur les cinq prochaines années.

 

Le principal point bloquant a été la négociation de la cessation anticipée d'activité (CAA) : en effet le nombre de salariés qui pourront accéder à une CAA est plafonné à 12 personnes par avance dans l'accord, ce qui exclut (à 1 ou 2 exceptions près) la possibilité de recours au volontariat.

La CFE-CGC y voit un risque de licenciements contraints, et craint que cette mesure inhabituelle ne s'insère dans d'autres PSE à l'avenir (chez Novartis comme dans d'autres laboratoires pharmaceutiques).
Les Organisations syndicales avaient souhaité négocier les conditions du PSE avant le lancement de la procédure et avaient obtenu 8 réunions de négociations. A la 8ème et dernière réunion, la Direction a annoncé une baisse surprise de près de 30% du budget prévisionnel du PSE annulant ainsi le travail des partenaires sociaux et diminuant de manière conséquente les modalités d'indemnisation ou de départ pour les salariés impactés.

Devant la médiocrité des conditions de négociation du PSE et l'insuffisance des mesures proposées, loin derrière l'excellence que prône Novartis pharma à tous les niveaux, la CFE-CGC n'a pas voulu signé cet accord.

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