2 mars 2015 - Stoelzle Glass group: les IRP sommées de signer un nouvel accord de compétitivité, pour sauver l'entreprise de la liquidation

Le 4 mars prochain à 10 heures , le tribunal de commerce de Douai va statuer sur le plan de "cession- reprise" de la Verrerie de Manières (59), près de Cambrai, qui emploie directement 450 salariés( filiale Décor comprise) et fait travailler indirectement 300 salariés via les sous-traitants.
La CFE-CGC sera à l'audience en la personne de Pascal Duchatel, délégué syndical et salarié du site. Le repreneur potentiel est le propriétaire actuel. Son projet consiste en une "cession-reprise" assortie d'une réorganisation de l'activité et d'un PSE .

 

Le redressement judiciaire de l'entreprise a été prononcé le 15 octobre dernier. Il avait été décidé ,d'une part pour geler les créances en encourt et, d'autre part, pour renégocier les termes d'un premier accord de compétitivité signé en décembre 2013 qui prévoyait trente millions d'investissements dont seize la première année avec la construction d'un four et aucun PSE pendant trois ans en contrepartie des efforts consentis par les salariés.
Mais la brusque dégradation de la situation économique de l'entreprise n'a pas permis , selon la direction générale, de mettre en œuvre la part de contrat de cette dernière . La direction de Stoelzle Glass group a ,de ce fait ,souhaité négocier avec les IRP une nouvelle organisation de l'entreprise.

Aujourd'hui elle propose un projet de "cession-reprise" consistant en l'exploitation d'un seul four et des 5 lignes de production rattachées, ainsi qu'en une mise en veille du 2éme four de production, un passage des 5x8 aux 4x8 assorti de conditions salariales compensatoires, une modulation du 13éme mois pour le personnel de jour et un PSE qui concernerait 108 postes de travail en contrepartie de quoi la direction s'engagerait ,à nouveau, à investir près de 28M€ sur les 3 ans à venir.

Début décembre, la société a été intégrée à la liste des entreprises qui peuvent prétendre à la pré-retraite amiante, ce qui se traduit par 35 à 40 cas de pré-retraites potentiels.
Dans le cadre des réunions de négociation de ce projet, la CFE CGC avait établi une feuille de route dont les termes principaux sont " pas de licenciement secs", "effectif maintenu à 320", "mise en en place d'une 6éme ligne de production et amélioration des conditions d'application des 4x8" .
La CFE-CGC n'a cependant pas pu aborder ces sujets, la CGT (majoritaire) ayant polarisé les débats sur l'unique thème du 4x8 qu'elle refuse .Moyennant ces mesures et des départs volontaires, le risque de licenciements secs se réduisait à 20 cas au lieu de 60. Si les syndicats n'acceptent pas le projet de reprise dans son intégralité, la liquidation sera la seule issue à ce dossier .Pour mémoire le taux de chômage local est de 14% à fin novembre.

  • Apex
  • GROUPE WYV
  • AESIO rvb
  • NEW LOGO OCIRP
  • Logo apgis