6 mars 2015 - Total : le rapatriement des paradis fiscaux va dans le sens de l'intérêt public, mais pas dans celui de l'entreprise.

La CFE-CGC Total est satisfaite des récentes décisions prises par le Groupe Total :
- publier la liste exhaustive de ses 903 filiales consolidées dans le monde
- rapatrier avant fin 2016 neuf des 19 filiales installées dans des paradis fiscaux, les filiales restantes étant plus compliquées à rapatrier, pour des raisons juridiques ou opérationnelles.

 

Ce rapatriement est opéré à la fois sous la pression de l'administration fiscale, des ONG, des syndicats et de l'opinion publique. Il va dans le sens de l'intérêt public qui n'est pas forcément celui de l'entreprise. Car Total perd, depuis 3 ans, de l'argent en France (300 millions en 2014). Non pas grâce à un montage d'optimisation fiscale, mais parce que ses activités sur le sol national, qui consistent en l'exploitation de raffineries et de stations-service sont réellement déficitaires.

La CFE-CGC constate que Total a assez peu de liberté pour faire face à l'article 209 B du code général des impôts, modifié l'année dernière, et que le Groupe s'attache à conserver une image acceptable.
Elle rappelle que c'est sous cette même pression, que Total a érigé, il y a quelques années, « l'exemplarité » dans son code de conduite interne comme une de ses trois valeurs essentielles.

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