17 Septembre 2015 - Henkel : la CFE-CGC estime qu'il y a un désengagement social de Henkel en France.

Henkel a décidé de céder sa dernière usine détergent en France. Celle-ci est spécialisée dans les lessives liquides et emploie 128 salariés à Saint-Pierre les Nemours ( 77).
Le motif : l'usine fabriquait 30.000 tonnes de produit vaisselle main pour le compte du marché allemand et le groupe a décidé de transférer cette production à Düsseldorf pour éliminer les coûts de transport.
Ces 30.000 tonnes correspondent à 20% de la production totale de l'usine française.

 

De ce fait, les productions qui resteront en France dans cet établissement sont insuffisantes pour assurer une bonne rentabilité du site. Cela ne risque -t'il pas de poser des problème de compétitivité sur le marché français?
Henkel affirme avoir cherché diverses solutions et en avoir retenu une : la cession du site de Nemours à un repreneur capable d'apporter les 20% manquants voire plus.
Mais la CFE-CGC estime ce choix cache un désengagement social de Henkel en France. A terme il n'y aura plus d'usine en France. En dix ans l'effectif total du groupe en France a fondu passant de près de 3000 à 1000 salariés.

La CFE-CGC demande au groupe d'assumer ses responsabilités sociales en donnant des garanties aux salariés. En cas de nécessité de restructuration ayant un impact sur l'emploi ou une éventuelle fermeture du site, les salariés exigent que le groupe s'engage à garantir la mise en œuvre d'un accompagnement des salariés licenciés sur la base des dernières mesures de PSE pratiquées par Henkel en France.
D'autre part, ils demandent une indemnité de transfert conséquente à négocier avec les organisations syndicales.

En attendant le CCE a désigné un expert pour examiner tous les aspects du projet. La direction a ouvert des négociations avec les syndicats. La CFE-CGC travaille sur le sujet avec toutes les organisations présentes sur le site.

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