19 Octobre 2015 : Aspen Notre Dame de Bondeville : une injection à surveiller !

Le site industriel ASPEN de Notre-Dame de Bondeville (Seine-Maritime), spécialisé dans la mise sous forme pharmaceutique de produits stériles injectables (seringues pré-remplies), investit dans de nouveaux équipements de haute technologie, répondant aux dernières exigences règlementaires en termes d'asepsie. Investissements qui ont pour partie été financés par le groupe pharmaceutique GSK, propriétaire du site jusqu'en 2014. Ce qui est le cas de la ligne de remplissage de seringues pré-remplies haute cadence (36 000 seringues/heure) d'un coût de 36M€, inaugurée ce jour, qui viendra remplacer à terme le bloc stérile actuel. Cette ligne appelée « Stromboli » s'additionne à une ligne haute technologie déjà existante, la ligne « Etna » (24 000 seringues/heure). Ces deux lignes représenteront, à elles seules, une capacité de 190 millions de seringues à l'année.


La CFE-CGC s'en réjouit, d'autant que d'autres investissements sont également annoncés, tel qu'un nouveau laboratoire de contrôle, qui viendra remplacer celui existant pour un coût de 6,5M€, et l'évolution technologique de l'atelier de matière première, Nadroparine, d'un montant de 2,8M€.
Si ces investissements apportent au site des perspectives d'avenir, la CFE-CGC reste concentrée sur le reclassement en interne des salariés du bloc stérile actuel, unité emblématique qui a vu naître et se développer le marché de la seringue à usage unique depuis le début des années 1980.
Attention aux dosages !
Avec ces investissements tant en France qu'en Afrique du Sud (lancement d'une ligne haute cadence de 60 000 seringues/heure à Port Elisabeth), le Groupe Aspen disposera de capacités de production bien au-delà des volumes actuels que représentent les deux seuls produits antithrombotiques, Fraxiparine et Arixtra. Soit une capacité future de 400 millions de seringues contre 150 millions actuellement.
Pour la CFE-CGC, le point critique demeure la recherche de nouveaux volumes de médicaments afin d'alimenter l'ensemble de ces lignes, soit en optimisant les forces commerciales sur les produits actuels, soit en passant des contrats de sous-traitance avec des laboratoires tiers. La durée des procédures étant de l'ordre de deux à trois ans entre la signature d'un contrat et la production, la CFE-CGC « talonne » en permanence la direction à ce propos, parce que ce sujet est déterminant pour l'avenir du site et de ses 750 salariés.

 

  • Apex
  • INPC