17 Novembre 2017 - Chimie - Défendre la Convention Collective

Déclaration CFE-CGC, FNIC-CGT, Force Ouvrière


L’existence même de la Convention collective de la branche chimie et des garanties qu’elle apporte aux salariés est en jeu : telle est la conclusion de la réunion paritaire du 26 octobre entre les fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie.
Celles-ci partagent la même analyse et la même inquiétude à la veille de l’ouverture des NAO de branche le 23 novembre 2017. En effet la partie patronale, l’UIC, déclare qu’elle « souhaite s’inscrire dans le nouveau cadre législatif sans intention d’y déroger ». Ce faisant, elle invite les entreprises à remettre en cause les acquis fondamentaux pour les salariés en matière de conditions de travail (primes conventionnelles, indemnités de départ, maintien du salaire en cas de maladie, prise en charge des jours de carences, etc.). L’UIC se retranche faussement derrière l’esprit de la loi pour exiger à la lettre la disparition des CHSCT, Ô combien nécessaires à la protection de la santé des salariés.
Dans ce contexte, les Fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie demandent à nouveau et avec insistance à l’UIC, de revoir sa position et d’ouvrir la négociation sur le projet d’accord qu’elles ont déposé le 26 octobre dernier.
Cette revendication sera formulée à nouveau ce 23 novembre, jour de la réunion paritaire plénière. Les représentants patronaux doivent comprendre que, sans concertation spécifique relative à cet accord, aucune négociation ne sera possible compte tenu des dérogations auxquelles les entreprises pourraient prétendre au détriment des seuls salariés.
Ces fédérations appellent leurs structures dans les entreprises à préparer et engager la mobilisation nécessaire à la défense de leur Convention collective sous la forme qu’elles jugeront la plus adaptée (grève, débrayage, manifestation, rassemblement, tractage…), dès le 23 novembre 2017.

 

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