26 Janvier 2018 - Branche Chimie - Communiqué commun CFE-CGC, FNIC-CGT, Force Ouvrière

Depuis trois mois, les chambres patronales avaient bloqué les négociations avec les trois organisations syndicales dans la branche Chimie, en refusant à trois reprises, d’entrer en négociation sur la structure du salaire minimum hiérarchique de la Convention Collective.

Les trois organisations syndicales avaient déposé un projet d’accord en octobre 2017, qu’elles soumettaient à la négociation.

Lors de la réunion paritaire du 18 janvier 2018, l’UIC et les fédérations associées ont accepté que ce point soit le premier à l’ordre du jour des négociations pour cette année.

Ce premier pas fait par les chambres patronales est une avancée sur la forme pour la négociation à venir qui se tiendra le 15 février, mais, sur le fond, les représentants des employeurs ont déjà averti que leurs positions étaient très éloignées de la demande des organisations syndicales.

La CFDT s’est exprimée favorablement pour cette décision en précisant que, pour elle, la prime d’ancienneté pouvait ne pas être intégrée à la structure du salaire minimum hiérarchique. Ce à quoi les délégations syndicales CFE-CGC / FO et CGT sont opposées.

 

Pour rappel, suite à l’application des ordonnances Macron et de leurs conséquences sur la portée des conventions collectives dans les entreprises, les demandes des organisations syndicales CGT / CFE-CGC et FO de la Chimie sont de maintenir obligatoire l’application dans les entreprises couvertes par la convention collective des industries chimiques, sauf à être plus favorable aux salariés dans un accord d’entreprise, les dispositions suivantes :

 Une structure de salaire minimum hiérarchique composée d’un salaire minimum de branche base 35 heures auquel s’ajoutent les primes d’ancienneté et les primes liées aux conditions et rythmes de travail. Toutes ces primes étant calculées à partir de la valeur de point conventionnel et du coefficient.
 Le maintien des dispositions liées au travail de nuit, travail continu ou semi-continu.
 Le maintien des garanties de salaire en cas de maladie, accident ou maternité et de toutes les dispositions liées au départ d’un salarié de l’entreprise.
 Le maintien des droits et prérogatives du CHSCT.
La réunion paritaire du 15 février démontrera ou non, la volonté réelle de toutes les parties, d’avancer sur le maintien des droits des salariés, face à la régression sociale organisée par l’effet des ordonnances Macron sur le droit du travail.

 

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