29 Juin 2018 - Que se passe t'il dans la branche Chimie ?

Depuis octobre 2017 un front syndical composé de la CGT, FO et CFE-CGC se refuse d’aborder les différents sujets de négociation sans avoir clairement délimité le contour des dispositions collectives conventionnelles opposables et dérogatoires dans les entreprises.

En effet les ordonnances Macron ouvrent la possibilité de déroger aux dispositions collectives sur des thèmes majeurs (salaires, primes, ancienneté ….) À la seule condition de disposer d’un accord d’entreprise signé par au moins 50% des représentants des salariés. Cette porte ouverte au chantage à l’emploi n’est pas acceptable, accepter des accords mieux disant que les minima conventionnels ce n’est pas un problème mais permettre aux employeurs de faire disparaitre la prime d’ancienneté pour les agents de maîtrise et les techniciens ou les primes d’astreinte, de nuit et autres primes ce n’est pas possible…



Les mois passent et l’unité syndicale FO, CGT et CFE-CGC ne faibli pas, au contraire elle fait des propositions, propose des ouvertures.
Les résultats exceptionnels des entreprises de la chimie en 2017 renforcent nos positions. Pour sortir du blocage, en mai 2018 nous avons proposé aux représentants de la chambre patronale de signer un accord imposant aux entreprises de ne pas déroger aux dispositions de la convention collective en attendant que l’UIC ouvre des négociations sur les points de désaccord.
Ce projet d’accord est à l’étude, il fut proposé le 31 mai dernier avec une séance de relecture le 28 juin. Mais le 28 juin en réunion paritaire nous avons senti une certaine fébrilité sur les engagements pris par les représentants de la chambre patronale, pire une modification de rédaction a été proposée et présente un recul par rapport à la précédente rédaction, alors que toutes les organisations syndicales (FO, CGT, CFDT et CFE-CGC) cherchent les compromis nécessaire à la rédaction d’un accord acceptable et signable par tous...
Magali SMETS, Directrice Générale de l’UIC nationale, nous a rappelé vouloir rester dans l’esprit du gouvernement et ne souhaite pas contraindre les entreprises …. Nous avons compris application à minima et disparition des dispositions conventionnelles propres au secteur de la chimie qui en aurait pourtant bien besoin pour rester attractif étant donné sa croissance.
Bel exemple pour illustrer l’expression « scier la branche sur laquelle on est assis »
Qui peut signer ce texte en l’état ?

 

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