26 Octobre 2018 - Chimie - Une nouvelle fois, la réunion paritaire du 25 octobre a été écourtée.


Communiqué commun avec FO et FNIC-CGT


Dès le début de la réunion, France Chimie (anciennement UIC) et les fédérations patronales associées ont réaffirmé leur volonté, de permettre aux entreprises de la branche, de déroger aux dispositions conventionnelles en matière de rémunérations.

Face au blocage patronal, les organisations syndicales CFE-CGC, FO et FNIC-CGT de la branche chimie ont décidé de quitter la réunion dont l’ordre du jour avait été fixé unilatéralement par les représentants des employeurs.

Les représentants patronaux expriment clairement une volonté que les dispositions minimales conventionnelles sur les salaires et rémunérations ne s’imposent plus aux entreprises, avec pour conséquence de conduire à terme, à une baisse des salaires pour l’ensemble des travailleurs, comme cela s’est produit en Espagne suite à la réforme du Code du travail en 2012.

 

D’autres branches ont pourtant accepté la sécurisation de la rémunération des salariés. Il s’agit donc là d’une position politique des représentants patronaux de la chimie qui fragilisera les petites et moyennes entreprises, avec des conséquences graves pour les salariés et une paupérisation du monde du travail dans la branche chimie.
Les représentants patronaux sont en train d’organiser le dumping social au sein même de la branche.

Il est impensable pour nos 3 organisations syndicales d’organiser et de cautionner la baisse de la rémunération dans la branche.

La prochaine réunion paritaire est programmée le 7 novembre 2018. Les organisations syndicales de salariés attendent les représentants patronaux, avec une ouverture de négociations sur la structure du salaire minimum hiérarchique de branche incluant le salaire base conventionnel, la prime d’ancienneté et les primes liées aux rythmes et conditions de travail (primes de nuit, de dimanche et de jours fériés).
Fait à Puteaux, le 25 octobre 2018.

Ce qu'en pense la CFE-CGC


Depuis octobre 2017, la CFE-CGC se refuse d’aborder les différents sujets de négociation sans avoir clairement délimité le contour des dispositions collectives conventionnelles opposables et dérogatoires dans les entreprises.

En effet, si les ordonnances Macron ouvrent la possibilité de déroger aux dispositions collectives sur des thèmes majeurs (salaires, primes, ancienneté ….) elles ne doivent pas remettre en cause l’attractivité de la branche en détruisant les acquis. Les recrutements des nouveaux talents étant difficile tant dans les grands groupes que dans les petites et moyennes entreprises, l’attractivité ne doit pas être uniquement la préoccupation des syndicats.

Dans le contexte économique favorable aux entreprises de la chimie, la CFE-CGC ne comprend pas l’absence de volonté de négocier de la chambre patronale. Les plus petites entreprises qui forment 80 % des adhérents de la Chimie ont besoin d’une convention collective attrayante et sécurisante.

D’autre part les ordonnances doivent favoriser le dialogue social or, la CFE-CGC s’interroge sur la capacité des représentants de France Chimie à négocier alors qu’un accord « pour un emploi de qualité » a été proposé à la signature le 31 mai 2018 permettant le déblocage de la situation et aussitôt renié par la chambre patronale le 28 juin 2018.

La CFE-CGC ainsi que les autres organisations syndicales ont fait des propositions en réunion paritaire qui restent à ce jour sans réponses. Cette absence d’écoute ne permet pas d’avancer sur les sujets importants à traiter.

Nous partageons aussi votre volonté de poursuivre le dialogue social dans la branche, et de nous retrouver pour travailler ensemble dans l’intérêt des entreprises mais aussi des salariés.

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