CHIMIE

Depuis trois mois, les chambres patronales avaient bloqué les négociations avec les trois organisations syndicales dans la branche Chimie, en refusant à trois reprises, d’entrer en négociation sur la structure du salaire minimum hiérarchique de la Convention Collective.

Les trois organisations syndicales avaient déposé un projet d’accord en octobre 2017, qu’elles soumettaient à la négociation.

Lors de la réunion paritaire du 18 janvier 2018, l’UIC et les fédérations associées ont accepté que ce point soit le premier à l’ordre du jour des négociations pour cette année.

Ce premier pas fait par les chambres patronales est une avancée sur la forme pour la négociation à venir qui se tiendra le 15 février, mais, sur le fond, les représentants des employeurs ont déjà averti que leurs positions étaient très éloignées de la demande des organisations syndicales.

La CFDT s’est exprimée favorablement pour cette décision en précisant que, pour elle, la prime d’ancienneté pouvait ne pas être intégrée à la structure du salaire minimum hiérarchique. Ce à quoi les délégations syndicales CFE-CGC / FO et CGT sont opposées.

Suite à la paritaire de ce jour, le 18 janvier, l’UIC (Union des Industries Chimiques) a affiché sa volonté de retrouver un dialogue social constructif en acceptant dans un premier temps nos propositions de sujets de travail qui sont les suivants :
• Tout d’abord poursuite du travail de la réécriture de la convention nationale de la chimie engagée depuis 2014 en regardant les impacts des ordonnances Macron. Trois réunions sont programmées à ce jour.
• Enfin, l’ouverture des négociations sur la structure salariale (primes d’anciennetés, primes de nuit, dimanches et fériés, repos compensateur, jours de carence, maintien du salaire en cas de maladie, etc.). Une première réunion paritaire est planifiée le 15 février prochain. La CFE-CGC veillera à sa répercussion sur l’ensemble de la grille salariale en particulier pour les minimas par coefficient.
Ces dispositions ont été approuvées par les quatre organisations syndicales représentatives de la branche (CFE-CGC, CFDT, CGT et FO). D’autres sujets seront ensuite abordés en 2018 sur lesquels nous n’hésiterons pas à communiquer.

 

Employeurs et syndicats négocient actuellement la Convention collective nationale de la chimie (CCNIC). L’enjeu sera de compléter au mieux la législation du travail par des dispositions propres au secteur.

La Chimie CFE-CGC, comme une large majorité des partenaires sociaux, a choisi pour cet objectif le dialogue plutôt que le rapport de force. Elle s’attache à trouver pour les salariés des conditions de travail stables et dignes dans un environnement sécurisé, prérequis indispensable pour un développement durable des entreprises.

 Cette démarche de responsabilité est-elle partagée par les représentants patronaux ? La Chimie CFE-CGC peut en douter ! Avec la CGT et FO, elle avait fait parvenir à La Chambre patronale de la chimie (UIC) un projet d’accord en commission paritaire prévoyant l’impossibilité pour les entreprises de déroger aux dispositions prévues par la CCN touchant aux conditions de travail (primes, maintien du salaire en cas de maladie, indemnités de départ, maintien du CHSCT…). Une proposition que la partie patronale rejette au prétexte qu’elle ne correspondrait pas à l’esprit des ordonnances de la réforme du droit du travail.

Déclaration CFE-CGC, FNIC-CGT, Force Ouvrière


L’existence même de la Convention collective de la branche chimie et des garanties qu’elle apporte aux salariés est en jeu : telle est la conclusion de la réunion paritaire du 26 octobre entre les fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie.
Celles-ci partagent la même analyse et la même inquiétude à la veille de l’ouverture des NAO de branche le 23 novembre 2017. En effet la partie patronale, l’UIC, déclare qu’elle « souhaite s’inscrire dans le nouveau cadre législatif sans intention d’y déroger ». Ce faisant, elle invite les entreprises à remettre en cause les acquis fondamentaux pour les salariés en matière de conditions de travail (primes conventionnelles, indemnités de départ, maintien du salaire en cas de maladie, prise en charge des jours de carences, etc.). L’UIC se retranche faussement derrière l’esprit de la loi pour exiger à la lettre la disparition des CHSCT, Ô combien nécessaires à la protection de la santé des salariés.
Dans ce contexte, les Fédérations CFE-CGC, FNIC-CGT et Force Ouvrière de la chimie demandent à nouveau et avec insistance à l’UIC, de revoir sa position et d’ouvrir la négociation sur le projet d’accord qu’elles ont déposé le 26 octobre dernier.
Cette revendication sera formulée à nouveau ce 23 novembre, jour de la réunion paritaire plénière. Les représentants patronaux doivent comprendre que, sans concertation spécifique relative à cet accord, aucune négociation ne sera possible compte tenu des dérogations auxquelles les entreprises pourraient prétendre au détriment des seuls salariés.
Ces fédérations appellent leurs structures dans les entreprises à préparer et engager la mobilisation nécessaire à la défense de leur Convention collective sous la forme qu’elles jugeront la plus adaptée (grève, débrayage, manifestation, rassemblement, tractage…), dès le 23 novembre 2017.

 

Dans la chimie, la CFE-CGC a accepté un accord dans lequel la valeur du point est augmentée de 0,8% en 2017 en deux étapes :
-8,10 euros au premier janvier 2017
-8,12 euros au premier avril 2017
Cette augmentation sera uniforme quelque soit le barème dans la classification pour 38 heures par semaine

Dans la plasturgie, la CFE-CGC a accepté un accord dans lequel la valeur du point est augmentée de 1% au premier janvier Cette augmentation sera uniforme, quelle que soit la classification.

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