3 Février 2012 - Salaires minima dans l'Industrie Pharmaceutique : Quand l'incohérence conduit au chaos

 

A l'issue de la première réunion de négociation, toutes les organisations syndicales de salariés étaient d'accord sur deux points, et avaient demandé au LEEM :

- Une augmentation couvrant l'inflation.

- Une absence de tassement de la grille, qui dans un premier temps défavoriserait les classes moyennes, et qui à terme aurait des répercussions sur les plus bas salaires.

L'incohérence débute à la seconde réunion de négociation :

- Le LEEM revient à la charge, en proposant à nouveau un tassement de la grille, avec une augmentation de 2,7% pour le plus bas salaire (1A), de 2% pour les ouvriers/employés (1B à 3C/4A) et de 1,7% pour les catégories supérieures.

- L'intersyndicale (hormis la CFE-CGC) revient sur sa position initiale, et demande une augmentation de 56,96€ pour toutes les catégories socioprofessionnelles, ce qui non seulement revient à tasser la grille (en inadéquation avec la position initiale), mais qui contribue à creuser davantage l'écart avec les propositions du LEEM, ne pouvant ainsi conduire à un accord.

Seule, la CFE-CGC reste cohérente :

- Seule la CFE-CGC reste dans la même logique et demande une augmentation de 2,3% pour l'ensemble de la grille, couvrant ainsi l'inflation prévisionnelle 2012, et les rattrapages de 2010 et 2011.

Et Et le chaos s'installe....

- Au vue des incohérences, le LEEM a beau jeu de constater que les divergences s'intensifient par rapport aux propositions initiales, et se déclare dans l'incapacité de signer un accord pour les minima salariaux 2012.

- Résultat, c'est le chaos total : non seulement il n'y aura pas de revalorisation des minima salariaux, mais les primes d'ancienneté calculées à partir des salaires minima conventionnels ne seront pas réévaluées.

 

Isabelle FRERET

 

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