COMPTE RENDU de la COMMISSION MIXTE PARITAIRE PLASTURGIE du 23 février 2011.

Présents :  Christine Sorensen, Christophe Coquelet, Didier Larrieu, Gérard Lepierres & Sylvain Dido.

 

Ordre du jour : Agenda social 2011 ; Pénibilité ; Séniors

Réunion décevante puisque nous ne sommes même pas parvenu à nous entendre sur l’agenda social.

Le porte-parole de la délégation patronale s’est félicité de la signature de 4 accords en 2010 pour aussitôt nous proposer de substituer à la CMP optionnelle du 3 mars une réunion du groupe de travail sur les salaires.

Nous objectons que depuis le 8 décembre, la chambre patronale aurait largement pu proposer un calendrier pour réunir ce groupe de travail dont nos collègues de FO et CGT ne veulent d’ailleurs pas entendre parler, et qu’à tout le moins il est bien maladroit de vouloir sacrifier une date de CMP pour réunir ce groupe.

 

Un tour de table permet de lister les thèmes que les OSS souhaitent aborder en 2011 au premier desquels figure  celui des salaires puisque l’accord du 8 décembre ne faisait que répondre bien tardivement et modestement aux obligations de la NAO 2010. Nous souhaitons continuer à rattraper le retard accumulé depuis la dénonciation de l’accord de 2004, aussi faisons-nous remarquer que les autres branches de l’industrie ont déjà bouclé leur NAO 2011 pour la plupart d’entre-elles.

La délégation patronale se défend de vouloir subordonner la NAO à la réussite des discussions du groupe de travail sur les salaires. Elle peine toutefois à accepter l’inscription de la NAO à l’ordre du jour des CMP du 3 mars et du 15 avril, laquelle ne devrait guère trouver d’aboutissement avant le 25 mai.

Les discussions sur la pénibilité et les séniors commencées en 2010 devraient être menées à terme, et l’accord sur la formation devra être remanié, mais plusieurs OSS demandent depuis longtemps à aborder des thèmes tels que la prévoyance, le droit syndical, l’épargne salariale

Sur le thème de la pénibilité nous demandons la création immédiate du groupe de travail « ad’ hoc » censé travailler sur le sujet des risques psychosociaux jugé « vaste et parfois flou », et ce dans le but d’inclure à l’accord les dispositions propres à éviter les conséquences trop souvent observées dans les entreprises.

Nous insistons par ailleurs pour négocier un accord sur le fonctionnement du paritarisme dans la branche, pour convenir des conditions propices à de véritables négociations. Un tel accord nous apparaît comme un élément clé  pour envisager de nous passer de la tutelle du Ministère. Nous renouvelons notre proposition de mutualiser entre toutes les entreprises de la plasturgie le coût du paritarisme plutôt que de faire peser sur les seules entreprises des délégués la prise en charge de leurs salaires et sur les seules entreprises adhérentes le reste des frais engagés.

Même si la délégation patronale ne nie pas le retard pris depuis 2006, cette réunion laisse hélas le sentiment que les instances décisionnelles rechignent à envisager le progrès social, ce qui pèse sur le dialogue.

Sylvain Dido.

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