CR CMP PLASTURGIE du 15 septembre 2010

Présents :  Anthony Chêne, Christine Sorensen, Didier Larrieu, Gérard Lepierres & Sylvain Dido.

Ordre du jour : Projet d’accord Pénibilité ; Projet d’accord Séniors ; Projet d’accord sur l’Egalité professionnelle H/F

En début de séance, les 5 OSS demandent à la délégation patronale une réponse à leur communiqué commun du 3 septembre qui exigeait de la fédération de la plasturgie qu’elle renonce à son projet d’annualisation des salaires.

La délégation patronale affirme qu’elle n’obtiendra pas de mandat sur ce thème avant la prochaine réunion du bureau exécutif de la fédération de la plasturgie, le 5 octobre. Les OSS demandent alors à être reçues le 5 octobre par ce bureau exécutif pour s’adresser directement aux décideurs.

 

Projet d’accord sur la pénibilité

Bien que nous insistions pour traiter d’abord le sujet de l’égalité professionnelle, nos collègues accordent majoritairement la priorité à la question de la pénibilité.

Nos collègues insistent alors pour parler d’abord et surtout de réparation en dépit des vœux du préambule qui entend focaliser sur les améliorations des conditions de travail visant à éviter la pénibilité.

Comme toujours, le texte proposé par la fédération de la plasturgie est assez pauvre, voire inférieur aux exigences de la loi. Nous passons la plus grande partie du temps à tenter de définir les champs prioritaires parmi lesquels figurent les classiques « port de charges », « postures », « travail répétitif », « bruits », « produits chimiques », « températures », « horaires », et les « risques psychosociaux ».

Pour nos collègues, seul le travail posté semble mériter toutes les attentions, et si nous participons à élargir certains critères que nous jugeons trop réducteurs lorsqu’il s’agit de mesurer les bruits ou de prêter attention aux postures, nous peinons à faire entendre les arguments qui concernent plus spécifiquement les cadres comme les sujétions inhérentes aux forfaits en jours où les contraintes dues aux fréquents déplacements et à l’éloignement du domicile, au nombre de kilomètres parcourus en voiture par les technico-commerciaux…

Les pistes de travail envisagées en matière de prévention tournent autour de la formation. Aussi faisons-nous préciser que ces formations seraient à la charge des employeurs.

Nous insistons aussi pour que le diagnostic préalable intervienne avant la définition des champs d’actions prioritaires, et non après comme l’entendait la chambre patronale. Nous préconisons que ce diagnostic établisse une cartographie des emplois en analysant les évènements liés au poste de travail et les causes de pénibilité.

Reste à explorer les pistes pour réduire la charge et la durée du travail des seniors en fonction des situations pénibles qu’ils auraient pu connaître au cours de leur carrière.

 

Egalité professionnelle H/F.

Comme le temps qui nous reste rend improbable l’examen de 2 autres textes, nous obtenons de faire passer  la question de l’égalité professionnelle avant celle des seniors.

Depuis la fin 2007, nous avions travaillé un texte qui aurait pu aboutir si nous avions trouvé un terrain d’entente sur la définition des emplois de valeurs égales. Mais la délégation patronale campait alors sur une position qui rendait selon nous presque toute comparaison inopérante.

Cette fois-ci, la chambre patronale renonce enfin à exiger que « les emplois aient strictement le même degré à chacun des cinq critères de l’accord de classification et le même intitulé d’emploi » pour être considérés comme étant de même valeur.

Pour autant, sa nouvelle définition persiste à parler « d’emplois identiques » là où nous pourrions accepter que l’on évoque des emplois similaires appartenant à une même famille professionnelle telle que définie dans le répertoire des métiers validé par la CNPE du 7 juillet 2010.

Nous tâchons aussi de faire ajuster plusieurs dispositions secondaires du texte qui semblent moins généreuses que la loi elle-même.

Nous tentons à nouveau d’argumenter pour que la plasturgie accepte enfin de financer les congés de paternité au-delà du plafond de la sécurité sociale comme le législateur incitait le secteur privé à le faire quand la loi fut promulguée… rien n’est gagné, mais l’espoir est permis.

Finalement, l’assemblée juge qu’il ne reste plus suffisamment de temps pour aborder le texte sur les seniors dont l’examen est reporté à la CMP du 8 décembre, puisque la CMP du 20 octobre est d’ore-et-déjà dédiée aux salaires.

Sylvain Dido,

Représentant de Branche

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