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L’accord entre les différents partenaires financiers a été signé dans la nuit de samedi à dimanche. Un apport de 120 M € va arriver progressivement sur une durée de 18 mois maxi. Dick Cashin (30M€), les pouvoirs publics (30 M€)(Etat, Région, Capso), les Fonds Russes (25M€) et divers organismes financiers 35M€. Cet accord prévoit un retour à meilleure fortune d’ici 2022.

L’accord signé comprend des obligations :
- L’embauche par Arc d’un directeur industriel groupe et d’un CRO « Chief Restructuring Officer » directeur général de la restructuration
- Des clauses (covenants) concernant le respect des objectifs et résultats prévus, etc. En cas de non respect, Arc devrait rembourser immédiatement l’argent prêté.

Rien ne va plus dans les négociations sociales au niveau des branches des industries chimiques et pharmaceutiques. Portées par l’esprit libéral des ordonnances Macron, les chambres patronales France Chimie et LEEM se croient tout permis. Heureusement, la CFE-CGC alliée à d’autres syndicats de salariés est là pour les arrêter dans leur élan et assurer un minimum de protection et de garanties sociales pour les salariés de ces branches.

Dans la branche chimie, pour la seconde année consécutive, la CFE-CGC n’a pas signé l’accord sur les minima salariaux qui était discriminatoire. Nous avons exercé notre droit d’opposition avec d’autres organisations syndicales, rendant ainsi l’accord caduc. Également, la sécurité des biens et des personnes n’est plus la norme impérative dans la branche, pour la première fois depuis 1976. France chimie ayant choisi de laisser la main aux entreprises sur le sujet. Celles-ci peuvent donc négocier des règles de sécurité moins contraignantes ! Va-t-on attendre un deuxième AZF pour réagir ? Le dialogue social étant au point mort avec France Chimie, la CFE-CGC a décidé de faire appel à la direction générale du travail (DGT) !

Côté industrie pharmaceutique, la CFE-CGC n’a signé ni l’accord du CDI de chantier, ni celui révisant la convention collective, pour lequel elle a fait valoir son droit d’opposition. Suite à cette déconvenue, le LEEM déclare qu’il ne négociera pas les minima salariaux de branche, négociation pourtant obligatoire et qui a lieu en début de chaque année, tant qu’il n’obtiendra pas de signature sur les accords révisant la convention collective. Afin de les l’y contraindre, la CFE-CGC, alliée à d’autres syndicats représentant au total 58,37 % de voix dans la branche, demande l’intervention de l’autorité administrative pour la mise en place d’une commission mixte paritaire.

Même combat ! Par le biais de deux saisines officielles, la Fédération CFE-CGC chimie a décidé de recourir aux services de la direction générale du travail (DGT), afin que celle-ci provoque la réunion d’une commission mixte paritaire tant dans la branche chimie que pharmacie, comme le prévoit la loi lorsqu’au moins deux organisations syndicales en font la demande.

 

 

Monsieur Antoine Arnault, Responsable de la Communication et de l’Image du groupe LVMH annonçait sur Radio Classique le 13 septembre dernier avec fierté, que le groupe employait 92 % de CDI. Il oubliait de signaler que les 8 % restants sont des emplois précaires (intérimaires, CDD, contrats courts etc.).
Chez Parfums Christian Dior, et plus particulièrement sur son site de Saint-Jean-De-Braye (Loiret), ces emplois précaires oscillent entre 25 % et 40 % de l’effectif global. Tous les postes de la supply chain (fabrication, conditionnement, production et expédition) sont impactés.

Sur ce site qui assure la production mondiale de la maison de luxe, un document fourni par la Direction en septembre 2018 indique clairement que 217 postes (équivalents temps plein) sont en permanence occupés par des intérimaires. Ce recours abusif à l’intérim se cumule avec des heures supplémentaires en progression de 50 % entre 2016 et 2018, dont + 55 % pour la supply chain.
Cette situation engendre une forte dégradation des conditions de travail des équipes en place : turnover et formation permanente des intérimaires, surcharge des fonctions support et de la hiérarchie intermédiaire. La fatigue du personnel est palpable.

Les objectifs de l’entreprise sont atteints voire dépassés, mais à quel prix pour le personnel !

La CFE-CGC a décidé de signer l’accord relatif à la Rupture Conventionnelle Collective (RCC)
Les négociations débutées le 19 décembre 2018, ont été finalisées le 13 février 2019, après l’annonce du plan de restructuration Horizon 2020 visant à la suppression de 700 postes en France.
La CFE-CGC inquiète de l’impact sur les conditions de travail des salariés restant en poste a obtenu de la direction des assurances qui ont été accordées :
• En fonction de la volumétrie des départs, un processus de priorisation des projets et activités au sein de chaque département.
• Dans le cas où les départs volontaires entraîneraient des modifications d’organisation des repositionnements, Sanofi s’engage à accompagner les collaborateurs concernés afin qu’ils conservent un poste au sein de leur bassin d’emploi.
• La mise en place d’un dispositif pérenne permettant à chaque salarié qui le souhaite de bénéficier d’un accompagnement individualisé dans son orientation professionnelle.

 

Alors que la direction venait d’annoncer aux partenaires sociaux, la suppression de 250 postes le 8 janvier 2019 sur son site Alsacien. C’est maintenant de 322 postes dont il s’agit ! Cette information est officielle, puisqu’elle a été annoncée par la direction lors d’une réunion extraordinaire du CSE Central des 6 et 7 février dernier.

Afin de minimiser l’effet du plan social, la direction de Lilly France a tenté, sans succès, de manipuler les chiffres de réduction du personnel. Ce chiffre de 322 postes se décompose de la façon suivante : 260 départs volontaires CDI au lieu de 250, dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective et 62 autres postes détruits dont la plupart étaient pourvus par des intérimaires ou du personnel à temps partagé.

La CFE-CGC dit NON à une restructuration d’une telle ampleur. Très peu d’embauches sont prévues et les réductions d’effectifs auront pour effet de générer des impacts importants sur les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés qui resteront en poste.

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