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Nous, représentants des salariés de Lubrizol Rouen, avons décidé solidairement de nous concentrer sur l’accompagnement des salariés de notre entreprise plutôt que de communiquer avec les médias. Ceci explique notre silence jusqu’à ce jour.

Nous sommes soulagés qu’il n’y ait eu aucune victime. Nous félicitons l’action de nos collègues et de l’ensemble des intervenants (pompiers, forces de l’ordre, confrères…) qui ont réussi à contenir l’incendie aux zones de stockage et à sauver notre outil industriel.

Nous remercions l’ensemble des acteurs économiques de la région, partenaires, clients, fournisseurs et confrères de leurs nombreux soutiens et de leurs propositions d’assistance.

Nous sommes fiers de la mobilisation de nos collègues dans la gestion de cette crise 24 heures sur 24 depuis le début de l’incendie.

Néanmoins, nous, salariés de Lubrizol, sommes choqués par cet incendie et les extrapolations médiatiques qui en sont faites. Nous sommes victimes en tant que salariés mais également en tant qu’habitants. Nous partageons les craintes sanitaires et environnementales de la population. Tout comme l’ensemble de la population, nous sommes impatients de connaître les résultats de l’enquête judiciaire en cours afin de clarifier les responsabilités.

Au regard des échanges avec nos collègues qui sont intervenus cette nuit-là, nous n’arrivons pas à nous expliquer le départ de cet incendie. Les moyens mis en œuvre, les contrôles réguliers des autorités, la formation et l’implication permanente des salariés sur le terrain démontrent que la sécurité est un pilier de notre culture d’entreprise. De ce fait, nous ressentons un fort sentiment d’injustice.

Toutes les organisations syndicales du site se sont mises d’accord afin de faire appel à une expertise indépendante pour évaluer l’impact de cet incendie sur la santé des salariés et des sous-traitants travaillant sur le site.

Nous avons initié des points quotidiens avec la direction afin de remonter nos exigences et s’assurer de leur prise en compte.

Dans les jours et semaines à venir, nous allons continuer à nous focaliser sur notre mission auprès des salariés de manière à les accompagner dans cette épreuve difficile.

Nous, représentants des organisations syndicales du site de Rouen, avec le soutien de nos sections de l’établissement de Lubrizol Oudalle, allons continuer à nous battre pour défendre nos emplois afin d’assurer l’avenir de nos familles.

Jeudi 19 septembre, les organisations syndicales majoritaires dont la CFE-CGC ont appelé à manifester devant le site de Chilly Mazarin pour dénoncer un nouveau plan de licenciement du groupe, le cinquièmene en R&D depuis que le groupe s'est ouvert à une gestion internationale. 

150 personnes se sont mobilisées cette journée pour montrer leur mécontentement. La CFE-CGC demande aux élus et gouvernement de prendre ses responsabilités pour freiner et inverser cette spirale infernale.

La préservation des emplois en France devrait être une priorité des gouvernements successifs, mais la CFE-CGC ne sent aucune volonté réelle dans ce sens.

Les experts-comptables ont plus d’influence que les hommes politiques, les emplois disparaissent de France et les expertises technologiques ne sont pas renouvelées. A Sanofi, Il n’y a pas d’embauche en R&D, ou seulement à la marge, depuis 2010, les profils de jeunes diplômés aptes à être compétitifs dans le cadre de la transformation digitale ou les biotechnologies sont récupérés par les groupes anglo-saxons et suisses.

Aucune évolution positive ne semble venir avec la succession des CEO (3 en10 ans), juste des économies de gestion, des réorganisations incessantes et des vieux salariés expérimentés et agiles, priés partir en préretraite.Ce qu’ils font d’autant plus facilement que le travail n’a plus de sens.

Contact : Christophe Picot délégué syndical central SARD- 06 76 08 34 46

 

Le fond d’investissement KKR, actionnaire unique du Groupe FAMAR, sous-traitant des laboratoires pharmaceutiques (SANOFI, MERCK, GSK, J&J…) annonce la vente de l’ensemble de ses actifs (12 sites industriels dont 11 en Europe et 1 au Québec pour un effectif de 3000 salariés).

L’ouverture d’une procédure en redressement judiciaire est également annoncée pour l’une des filiales françaises, FAMAR LYON, basée à St Genis Laval (69) employant 322 salariés (290 CDI/CDD, 32 intérimaires).

Les orientations stratégiques définies pour ce site ont pour vocation de rechercher un ou plusieurs acteurs industriels venant compléter l’activité pharmaceutique existante ou de transformer le site en parc multi-sociétés sans maintien du portefeuille pharmaceutique.

Le risque de démantèlement de cet outil industriel est donc important. L’activité est principalement axée sur de la formulation et du conditionnement de médicaments (infectiologie, cardiovasculaire, antidiabétique, neuropsychiatrique, dermocorticoïde…) sous différentes formes galéniques (comprimés, poudre, crèmes et sirops, cette dernière arrêtée en avril 2019).

Si aucune issue n’est trouvée, certains patients n’auront plus accès à leurs traitements. Ces possibles ruptures viendront s’ajouter à la longue liste déjà existante. L’augmentation de ces pénuries a différentes causes mais celles-ci ont toutes la même origine, un modèle économique favorisant la recherche d’une baisse des coûts par les Laboratoires a activé le développement de la sous-traitance des productions et une recherche croissante des pays à bas coût de main-d’oeuvre pour la fourniture de principes actifs.

Ces mutations profondes de l’industrie du médicament ont entraîné une fragilité croissante des chaînes de production en France et en Europe se traduisant par une inquiétante perte d’indépendance sanitaire.

Les différents rapports sur les pénuries de médicaments ne sont pas traités tant par l’industrie du Médicament que par les pouvoirs publics. Le dossier FAMAR LYON étant la preuve d’un désengagement industriel initié par la cupidité du fond d’investissement KKR.

Les pouvoirs publics ont entre leurs mains l’occasion de montrer leur volonté à réduire le phénomène de pénurie en France en confiant au site de FAMAR LYON, certains de ces médicaments en ruptures. L’existence de capacités industrielles non utilisées sur le site de St Genis Laval sont à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance.


Contact :
Délégué CFE-CGC Famar – Christophe-Daniel Le Page
06 08 61 66 02

 

Afin d’anticiper les baisses programmées du chiffre d’affaires des portefeuilles impactés par la diminution des prix et l’arrivée des biosimilaires sur ses produits phares (Lantus et Lovenox), Sanofi a décidé de réorganiser une partie de ses forces de vente de sa filiale France. Contrairement au choix de la Rupture Conventionnelle Collective (RCC) qui a été faite au Groupe, Sanofi Aventis France (SAF) a préféré l’option du Plan Social et Economique (PSE). Le groupe souhaite créer une « Business Unit » regroupant les sections « Diabète » et « Produits matures ». Cette fusion va engendrer la suppression de 256 postes.

Après avoir analysé l’ensemble des avantages et inconvénients de cet accord pour les salariés, la CFE-CGC SAF a pris la décision de le signer. Les garanties négociées permettront à cet accord d’être moins d'impactant qu’un PSE unilatéral. Ce plan unilatéral aurait fait prendre de grands risques à de nombreux salariés. Seule la direction aurait eu la main pour réorganiser la filiale avec, à la fin, des licenciements économiques.

La direction s'est engagée à mettre en oeuvre l’ensemble des moyens suffisants et nécessaires pour trouver une solution acceptable pour chaque collaborateur, dans le respect de leur intégrité. Les départs devront avoir lieu à partir du 1er janvier 2020.

C’est maintenant à la direction de montrer le respect des valeurs sociales dans lequel elle s’engage ainsi que le respect qu’elle a envers tous ses collaborateurs itinérants et sédentaires.
Malgré tout, nous considérons que la direction aurait pu proposer davantage, en prenant exemple sur d’autres laboratoires comme Roche ou MSD qui ont connu récemment des PSE. Mais, sans signature d’un accord, aucune amélioration n’était envisageable et tout le pouvoir serait resté en la possession de la direction.
Notre but a toujours été d’obtenir du travail pour tous et sans aucun licenciement.

La CFE-CGC SAF reste très attentive au déroulement de ce PSE en participant notamment aux commissions de suivi qui seront un point crucial de cette réorganisation. Nos élus soutiendront l'ensemble des salariés dans le déroulement de ce plan et se montreront exigeants dans l'accompagnement et la défense de tous.


Contact :
Xavier Biondi -Délégué syndical central SAF – 06.71.17.68.18

Lors du comité social et économique R&D du 19 juin 2019, Sanofi annonce l'abandon de ses recherches en cardiologie et la suppression de 270 postes.

Avec le départ programmé de 700 salariés dans les fonctions supports et 250 salariés dans les opérations commerciales, plus de 1000 emplois sont ainsi supprimés en France depuis le début de l’année.

Ces annonces en cascade inquiètent fortement la CFE-CGC Sanofi sur la possible volonté de la direction de se désengager fortement du territoire national.

Dans le cadre de la gestion des emplois et parcours professionnels, la CFE-CGC Sanofi demande urgemment à la direction une négociation sur l’avenir des activités françaises du Groupe et l’établissement d’un plan global d’adaptation des compétences afin de préserver l’emploi en France.

Sanofi doit donner à ses salariés les moyens leur permettant de s’adapter à l’évolution des métiers et aux nouvelles conditions du marché afin de disposer d’un avantage compétitif durable qui profite à tous.

La CFE-CGC Sanofi ne peut pas se résigner à être témoin d’une succession de plans sociaux qui visent à réduire l’emploi en France et à exclure notre pays d’un secteur stratégique : la pharmacie.

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