Communiqués de presse

La CFE-CGC a décidé de signer l’accord relatif à la Rupture Conventionnelle Collective (RCC)
Les négociations débutées le 19 décembre 2018, ont été finalisées le 13 février 2019, après l’annonce du plan de restructuration Horizon 2020 visant à la suppression de 700 postes en France.
La CFE-CGC inquiète de l’impact sur les conditions de travail des salariés restant en poste a obtenu de la direction des assurances qui ont été accordées :
• En fonction de la volumétrie des départs, un processus de priorisation des projets et activités au sein de chaque département.
• Dans le cas où les départs volontaires entraîneraient des modifications d’organisation des repositionnements, Sanofi s’engage à accompagner les collaborateurs concernés afin qu’ils conservent un poste au sein de leur bassin d’emploi.
• La mise en place d’un dispositif pérenne permettant à chaque salarié qui le souhaite de bénéficier d’un accompagnement individualisé dans son orientation professionnelle.

 

 

Monsieur Antoine Arnault, Responsable de la Communication et de l’Image du groupe LVMH annonçait sur Radio Classique le 13 septembre dernier avec fierté, que le groupe employait 92 % de CDI. Il oubliait de signaler que les 8 % restants sont des emplois précaires (intérimaires, CDD, contrats courts etc.).
Chez Parfums Christian Dior, et plus particulièrement sur son site de Saint-Jean-De-Braye (Loiret), ces emplois précaires oscillent entre 25 % et 40 % de l’effectif global. Tous les postes de la supply chain (fabrication, conditionnement, production et expédition) sont impactés.

Sur ce site qui assure la production mondiale de la maison de luxe, un document fourni par la Direction en septembre 2018 indique clairement que 217 postes (équivalents temps plein) sont en permanence occupés par des intérimaires. Ce recours abusif à l’intérim se cumule avec des heures supplémentaires en progression de 50 % entre 2016 et 2018, dont + 55 % pour la supply chain.
Cette situation engendre une forte dégradation des conditions de travail des équipes en place : turnover et formation permanente des intérimaires, surcharge des fonctions support et de la hiérarchie intermédiaire. La fatigue du personnel est palpable.

Les objectifs de l’entreprise sont atteints voire dépassés, mais à quel prix pour le personnel !

Alors que la direction venait d’annoncer aux partenaires sociaux, la suppression de 250 postes le 8 janvier 2019 sur son site Alsacien. C’est maintenant de 322 postes dont il s’agit ! Cette information est officielle, puisqu’elle a été annoncée par la direction lors d’une réunion extraordinaire du CSE Central des 6 et 7 février dernier.

Afin de minimiser l’effet du plan social, la direction de Lilly France a tenté, sans succès, de manipuler les chiffres de réduction du personnel. Ce chiffre de 322 postes se décompose de la façon suivante : 260 départs volontaires CDI au lieu de 250, dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective et 62 autres postes détruits dont la plupart étaient pourvus par des intérimaires ou du personnel à temps partagé.

La CFE-CGC dit NON à une restructuration d’une telle ampleur. Très peu d’embauches sont prévues et les réductions d’effectifs auront pour effet de générer des impacts importants sur les conditions de travail, la santé et la sécurité des salariés qui resteront en poste.

Alors que le groupe Johnson & Johnson venait d’acheter en juin 2017 le groupe Actelion, la plus grosse société bio-pharmaceutique (biotech) d’Europe à leurs fondateurs Martine et Jean-Paul Clozel pour 30 milliards de dollars et se targuait de détenir ainsi une sixième et nouvelle aire thérapeutique (hypertension artérielle pulmonaire ou HTAP) au sein de sa filiale pharmaceutique Janssen, la direction de ce groupe a annoncé à l’ensemble de ses salariés ce mercredi 30 janvier dernier la suppression de 30 postes, répartis comme suit :
• 20 postes dans les fonctions support (finances, ressources humaines, affaires médicales, communication, vente et marketing),
• 10 postes dans les fonctions vente.

Depuis 2016, Actelion a vu ses ventes chuter, notamment depuis que les brevets de son produit phare Tracleer® (HTAP) sont tombés dans le domaine public. Et malheureusement aucune stratégie n’a été efficace pour anticiper ces pertes de brevets prévisibles.

La CFE-CGC vient de prendre une décision lourde de conséquences et qui doit être expliquée. Alors qu’un accord sur la revalorisation des salaires minima commençait à prendre tournure dans la branche Chimie, les négociateurs de la partie patronale l’ont littéralement torpillé en l’assortissant d’une clause discriminatoire pour les salariés des petites entreprises.

Pour preuve : Il est indiqué dans ce projet d’accord qu’une autorisation d’absence rémunérée sera attribuée pour un enfant hospitalisé, mais uniquement dans les entreprises de plus de 50 salariés. Pour la CFE-CGC, il n’est pas acceptable qu’une telle discrimination puisse exister. Les dispositions d’un accord de branche doivent bénéficier à l’ensemble des salariés de cette branche. Nous n’avons jamais signé d’accord qui ne s’applique qu’à une partie des salariés.

Les entreprises de moins de 50 salariés représentent 83 % des établissements et 23% des salariés de la Chimie. En d’autres termes, cette mesure discriminatoire impacte directement 50 000 salariés…

C’est pourquoi la CFE-CGC Chimie a le regret de ne pas signer l’accord sur les salaires minimum et de devoir s’y opposer s’il devait être signé par une autre organisation syndicale. Au-delà même de la faiblesse de l’enveloppe accordée par le patronat (1,7% en deux étapes, janvier et juillet, ce qui représente en réalité 1,5% sur l’année alors que l’inflation selon l’INSEE est de 1,8%), nous ne pouvons accepter le principe d’écarter les plus vulnérables de nos accords de branche.

Depuis octobre 2017, le dialogue social est en panne dans la branche Chimie. Cela ne peut plus durer. Pour sortir de cette situation, nous proposons que les futures négociations de branche se déroulent désormais en commission mixte paritaire, c’est-à-dire une commission présidée par un représentant du ministre du Travail.

 

 

  • Apex
  • Header Logo MMH
  • GROUPE WYV


  • AESIO rvb

  • NEW LOGO OCIRP


  • Logo apgis