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Communiqué de presse : CFDT | CGT | FO | CFE-CGC | CFTC | UNSA | Solidaires | FSU
Grâce à nos alertes syndicales et nos mobilisations, la proposition de loi initialement envisagée pour permettre très largement aux entreprises de faire travailler les salariéꞏes le 1er mai a dû être abandonnée. Après que le Ministre du travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée, le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salariéꞏes, jusqu’au SEUL jour complètement protégé du travail et de sa subordination. L’acharnement sur le 1er mai se poursuit le 16 juin au Sénat, après un épisode extrêmement préoccupant du 1er mai 2026 où l’exécutif a franchi un nouveau seuil en accompagnant, si ce n’est en incitant, les infractions à la loi, au mépris de la séparation des pouvoirs, principe constitutif de toute démocratie !
Aucune organisation syndicale n’est favorable à cette énième tentative de remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleursꞏeuses en France comme à l’international.
En resserrant son champ d’application aux « boulangers pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes », le projet de loi ne vient pas « sécuriser » une situation existante – il ne faisait en réalité pas débat que ceux-là ne peuvent actuellement pas faire travailler des salariéꞏes – mais bien étendre la dérogation existante. Et cela aux dépens des salariéꞏes mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir, à la seule condition de ne pas faire travailler de salariéꞏes, sans subir la concurrence des grands groupes qui seraient demain nombreux à pouvoir se prévaloir de la nouvelle dérogation (du fait de découpages fréquents en petites entités permettant d’entrer dans la catégorie dite artisanale).
En plus des milliers de salariéꞏes qui seraient immédiatement concernéꞏes, cette ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée : à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante, et, une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être.
Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises.
Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salariéꞏes à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux salariéꞏes.
Enfin, nous le rappelons, le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Il commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment
par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.
Les travailleurs et les travailleuses attendent des parlementaires qu’ils et elles répondent aux urgences sociales : salaires, carburant, emploi, morts et accidents du travail, pas qu’ils remettent en cause les conquêtes sociales !
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les parlementaires à s'opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salariéꞏes mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grands groupes, en rejetant le projet de loi présenté le 16 juin 2026.
Retrouvez ici le communiqué de presse
Source : Confédération CFE-CGC
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Face à la hausse des prix à la pompe, le gouvernement prépare de nouvelles mesures. Parmi elles, un assouplissement de la prime Macron pour encourager les employeurs à soutenir leurs salariés.
Alors que les prix des carburants restent élevés, Sébastien Lecornu doit annoncer, dans la semaine du 11 au 17 mai, de nouvelles mesures pour aider les Français. Selon plusieurs informations, le gouvernement travaille notamment sur un élargissement de la prime Macron, aussi appelée prime de partage de la valeur. L’objectif est clair : permettre aux employeurs d’aider leurs salariés à boucler leurs fins de mois.
Ce dispositif, créé en 2019 pendant la crise des gilets jaunes, est bien connu et apprécié. Les employeurs comme les salariés apprécient cette prime Macron, car elle est, en tout ou partie, exonérée d’impôt et de cotisations. Ce dispositif permet le versement d’une prime en partie ou totalement exonérée d’impôts et de cotisations. Son succès a été important pendant la crise du Covid et les années de forte inflation. Mais en 2025, son usage a reculé. En cause : un durcissement des conditions, notamment une réduction des exonérations fiscales. Résultat, selon l’Insee, près de trois milliards d’euros ont été versés aux salariés en 2025, contre plus de cinq milliards entre 2021 et 2023.
Vers un assouplissement des règles pour relancer le dispositif
Le gouvernement n’a pas encore détaillé les mesures envisagées, mais plusieurs pistes sont à l’étude. Parmi elles, le retour à une exonération totale d’impôt sur le revenu pour les salariés, aujourd’hui limitée aux entreprises de moins de 50 salariés. Au-delà, la prime est imposée. Autre axe : simplifier les règles, notamment les plafonds qui varient selon la présence ou non d’accords d’intéressement ou de participation dans l’entreprise.
Bien sûr, cela représente des cotisations et des impôts en moins pour l’État. Mais le coût reste nettement inférieur à celui d’une mesure générale, comme un plafonnement des prix à la pompe. L’avantage de cette prime, c’est qu’elle constitue une aide ciblée, destinée aux Français qui travaillent, et temporaire, contrairement à une hausse de salaire pérenne, dans la lignée de la politique défendue par Sébastien Lecornu. C’est aussi un dispositif apprécié des employeurs, car il reste à leur main : ils peuvent décider à qui la verser.
Simple à mettre en place, il est d’ailleurs souvent utilisé par les petites entreprises. Selon le Groupe Alpha, les salariés des structures de moins de 10 salariés ont perçu en moyenne environ 1 100 euros en 2025, contre près de 650 euros dans les entreprises de plus de 2 000 salariés.
Source : franceinfo.fr
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Malgré l’accélération du calendrier gouvernemental, le vote définitif du texte avant la date butoir du 07/06/2026 est incertain en raison de la saturation de l’agenda parlementaire, notamment à l’Assemblée nationale.
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait déjà indiqué en janvier 2026 vouloir engager le circuit parlementaire « avec une capacité à le voter définitivement à la rentrée 2026 au plus tard ».
Lors de son audition devant les sénateurs le 09/04/2026, Jean-Pierre Farandou a détaillé les grandes lignes de sa feuille de route, sans faire état d’un inscription ferme de ce texte à l’ordre du jour parlementaire. À l’issue de la réunion du 19/03/2026, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait indiqué aux partenaires sociaux que le texte devrait être déposé au Parlement fin mai 2026.
Le Conseil d’État devrait être saisi en avril et mai 2026. Le ministre a par ailleurs précisé qu’une fois la loi en vigueur, « les entreprises auront d’abord 6 mois pour corriger les écarts, avant de définir par accord collectif ou par plan d’actions des mesures correctives ». Le volet concernant la fonction publique a été présenté aux organisations syndicales le 31/03/2026, dans l’optique d’un projet de loi couvrant à la fois le secteur privé et le secteur public.
D’ici le 07/06/2026
Une première version du projet de loi portant transposition de la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale, élaborée par le ministère du Travail et des Solidarités, avait été présentée aux partenaires sociaux le 06/03/2026.
La directive européenne doit être transposée en droit français d’ici le 07/06/2026. Ce texte a servi de base à la réunion finale de concertation, qui s’est tenue au ministère du Travail et des Solidarités le 19/03/2026. Il prévoit notamment que les résultats concernant les écarts de rémunération entre femmes et hommes soient communiqués aux salariés et au CSE. Toutefois, si ces données risquent de révéler la rémunération d’un salarié identifiable (en raison d’effectifs trop faibles), elles ne seront transmises qu’au CSE. Le texte est composé de neuf articles pour le secteur privé.
Réactions des partenaires sociaux
Les syndicats dénoncent de façon unanime un texte renvoyant de trop nombreux points à des décrets d’application.
FO critique notamment le fait que, pour les entreprises de 50 à 99 salariés, le seuil de 5 % d’écart déclenchant des mesures correctrices (prévu par la directive) ne soit pas repris dans la loi et soit renvoyé à un décret. Le syndicat s’oppose également à une dérogation prévue pour ces entreprises, qui pourraient être exonérées de l’obligation de déclarer l’indicateur sur l’écart de salaires entre femmes et hommes occupant un travail égal, sous condition d’accord collectif.
Source : csematin.com
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Lancée le 9 avril 2026, une pétition « Pour un référendum sur la protection de l'industrie française » vise à inscrire la protection de l’indépendance industrielle française dans la Constitution.
50 % d’usines en moins, c’est le dur bilan des 30 dernières années. Autrefois puissance industrielle majeure, la France a vu sa production s’étioler année après année, victime d’une valse sans fin de délocalisations, de plans sociaux et d’optimisation financière. Aujourd'hui, la septième puissance mondiale consacre à peine 10 % de son PIB à l'industrie et se retrouve dépendante de puissances étrangères rivales, pour ne pas dire hostiles.
Les solutions existent. Ce qui manque, ce n'est pas l'argent, mais la volonté politique. Face à ce constat, un collectif de personnalités, dont le président de la CFE-CGC François Hommeril, ainsi que d’autres telles que Arnaud Montebourg, Pierre Gattaz, Henri Guaino, et Gilles Attaf, ont lancé et signé le 9 avril 2026 une pétition appelant à la protection de l'industrie française par la voie référendaire.
« Les règles européennes et le libre-échange empêchent toute véritable protection de la production française. La « préférence européenne » ne suffira pas à relancer l'industrie nationale. Un référendum permettrait d'inscrire dans la Constitution une préférence française pour la commande publique et relancer la réindustrialisation », explique le manifeste de la pétition, qui rappelle qu’en 2024, 67 000 défaillances d'entreprises ont été recensées, dont certaines comme LDR Medical ou Brandt.
Avec plus de 21 000 signatures à date sur l'objectif de 50 000, la pétition a besoin de vous. En tant que membres de la CFE-CGC, vous faites partie des salariés et les cadres de cette industrie qu’il nous faut défendre. Signer, c'est peser collectivement sur le débat politique et envoyer un signal fort aux décideurs : la réindustrialisation de la France n'est pas une option, c'est une nécessité.
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Il est possible de signer la pétition à partir du manifeste de cette dernière, à cette adresse. La signature est gratuite, peut être anonyme, et ne demande qu’une confirmation par e-mail. |
Source : Confédération CFE-CGC
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"Un texte qui s'attaque à des droits existants": l'ensemble des syndicats a émis un avis négatif au projet de loi du gouvernement visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai.
Les cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif à propos d'un projet de loi visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai, a appris l'AFP ce mercredi 22 avril.
Rien de bien surprenant. Le projet de loi du gouvernement visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai.
Le projet de loi qui leur a été soumis pour avis consultatif prévoit que "dans les conditions fixées par un accord de branche, les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes peuvent également occuper des salariés le 1er mai", alors que pour l'instant, seuls les artisans eux-mêmes, les gérants et les membres de leurs familles peuvent travailler le 1er mai.
"Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur peuvent travailler ce jour-là" et doivent dans ce cas être payés le double d'une journée de travail ordinaire, précise le texte consulté par l'AFP.
La CFDT a indiqué à l'AFP avoir "pris acte du cadre restreint aux boulangers et aux fleuristes" tout en "argumentant négativement sur le contenu" du projet de loi. La CGT a également émis un "avis défavorable", et FO un "avis négatif", tout comme la CFTC et la CFE-CGC.
Un cadre plus restreint que ce que proposait Gabriel Attal
Ce projet de loi fait suite à l'abandon par le gouvernement d'une proposition de loi portée par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui aurait permis à un plus grand nombre de commerces de faire travailler leurs salariés le 1er mai.
"On ne peut pas donner un avis favorable à un texte qui s'attaque à des droits existants et qui fait suite à une polémique", a expliqué à propos du projet du gouvernement le président de la CFE-CGC François Hommeril à l'AFP.
Mais "il faut reconnaître que dans le scénario qui s'est déroulé depuis deux semaines, (le ministre du Travail Jean-Pierre) Farandou et (le Premier ministre Sébastien) Lecornu ont vraiment déployé des efforts", a-t-il ajouté.
Quand bien même le projet de loi du gouvernement ne pourra pas être adopté avant le 1er mai 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi que les salariés des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler ce jour-là, à condition d'être volontaires et payés double.
Consigne a été donnée pour que les commerçants qui respecteront ces conditions "n'aient pas à payer d'amende" s'ils étaient contrôlés, a expliqué Jean-Pierre Farandou, soulignant "l'indépendance" des inspecteurs du travail.
Source : bfmtv.com